Évolution dans le temps
L’organisation pluridisciplinaire de Prodys est en constante évolution. Elle a permis à chacun d’évoluer dans ses pratiques diagnostiques et thérapeutiques afin d’optimiser son rôle et d’acquérir des connaissances qui dépassent sa spécialité.
Un exemple est révélateur.
Selon le Dr. Orlando da Silva, le diagnostic initial du trouble postural chez le dyslexique est mis en évidence en suivant un protocole qui comporte 8 principales étapes, après s’être assuré de la réalité de la dyslexie par un bilan orthophonique :
- analyse de la convergence tonique,
- examen de la marche et des asymétries posturales,
- perception de la position des pieds
- test main-œil,
- recherche d’une asymétrie de rotation et d’extension de la tête,
- examen de la surface plantaire au podoscope,
- recherche de l’influence des capteurs posturaux,
- mise en évidence de pseudo-scotomes directionnels au synoptophore, pour aboutir au typage du SDP.
Peuvent s’y ajouter la recherche des points douloureux témoins de tensions musculo-tendineuses qui disparaîtront ou non avec prismes ou (et) semelles, les troubles de l’articulé dentaire, les phories verticales, etc.
Le typage, qui va déterminer la correction prismatique, repose sur l’analyse des asymétries de rotation et d’extension, sur l’angle auquel apparaissent les pseudo-scotomes et sur la détermination de l’appui podal.
A l’ouverture du centre, Ophtalmologistes et Orthoptistes ont suivi ce protocole pour déterminer le traitement prismatique. En confrontant les effets posturaux des prismes au traitement podal au cours de l’examen des Posturopodistes, il est apparu que dans certains cas, il n’y a pas complémentarité des effets, mais antagonismes sur la posture. Il est donc indispensable de prendre en compte l’évaluation posturale globale avant toute indication de traitement. Le meilleur compromis entre prismes et orthèses doit être appliqué. C’est toute l’originalité du Centre Prodys que de proposer cette démarche par confrontation et association des compétences.
Nous avons ainsi introduit des tests supplémentaires en posturodynamique servant à déterminer les dysfonctions de tonus musculaire au niveau cervical, dorsal et lombaire. En revanche, nous avons écarté des tests peu contributifs à la décision thérapeutique.
On le voit, l’organisation pluridisciplinaire de Prodys n’est pas figée. Il nous est demandé régulièrement d’inclure d’autres intervenants, tels que des psychologues, des psychomotriciens, ou des orthophonistes pour reprendre les bilans antérieurs de dyslexie.
Ceci pose deux problèmes. D’une part, tous les enfants n’ont pas besoin de psychologue. S’il est délicat de mobiliser un spécialiste à la demande, il n’est pas souhaitable d’imposer cette consultation à tous les enfants. D’autre part, le rythme d’intervention de ces spécialistes diffère du nôtre : un orthophoniste voit un enfant au moins une fois par semaine, quand nous revoyons nos patients tous les 6 mois.
Enfin, les séances chez Prodys sont longues, vous nous le dites suffisamment ! Faut-il rajouter d’autres intervenants au risque d’épuiser les enfants… et d’augmenter les tarifs ?
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Mots-clefs : analyse, asymétrie de rotation, capteurs posturaux, convergence tonique, correction prismatique, diagnostic, dyslexie, dyslexique, Orlando da Silva, podoscope, position des pieds, prismes, protocole, semelles, test main-oeil, trouble postural
