…à ne pas confondre avec la santé par internet !
Qu’il s’agisse de mieux comprendre une maladie et son traitement, de communiquer avec d’autres malades, d’obtenir des références sur un centre de soins ou un médicament, la recherche d’informations médicales sur internet est devenue un fait incontournable.
La Haute Autorité de Santé a d’ailleurs fait un certain nombre d’articles très bien documentés à l’attention du grand public, comme des professionnels de santé ou des structures médicales éditeurs de sites Web. En voici deux particulièrement intéressants:
- http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_705269/internet-sante-faites-les-bons-choix
- http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_334538/la-certification-des-sites-internet-sante
Comme le souligne la HAS, de plus en plus de patients consultent internet. 9 Millions de Français âgés de plus de 11 ans soit 57,4 % de la population âgée de 11 ans et plus se sont connectés à Internet en décembre 2006. Environ 1 patient sur 5 est un chercheur d’information santé sur Internet.
Ce phénomène n’a pas échappé aux groupes de presse qui ont acheté des portails médicaux à des prix élevés pour en faire des plateformes d’informations…et de publicité (par exemple, l’acquisition de Doctissimo par le groupe Lagardère pour 70M€ en 2008).
L’utilisation d’internet dans le domaine médical pose pourtant un certains nombre de questions intéressantes :
- La relation patient-médecin est durablement modifiée. Le temps où le praticien « sachant » disposait d’un pouvoir absolu sur le patient « ignorant » est bel et bien révolu. Les patients s’informent, parlent entre eux et questionnent le médecin, parfois à son grand dam! Internet a donc rééquilibré cette relation.
- Moins de la moitié des internautes parlent de leurs recherches avec leur médecin. Certains n’osent pas, car ils ne savent pas comment aborder la question, d’autres ne souhaitent pas que leur médecin se sente remis en cause. De leur côté, les praticiens n’ont pas de temps pour expliquer en quoi tel ou tel article est erroné ou incomplet.
On trouve tout et n’importe quoi sur Internet. Le danger de l’automédication non maîtrisée est réel. Sans compter que la validation des sources reste une question épineuse. Qui écrit quoi ? Qui se cache derrière telle ou telle affirmation ? Comment vérifier la qualité des auteurs sur Wikipédia ou sur un site de santé ?
Là encore, la HAS a émis des recommandations pour les concepteurs de sites de santé sous forme d’une charte à respecter. La fondation suisse Health On the Net (HON, c’est à dire “La Santé sur Internet“) est l’organisme en charge de la certification dans le cadre d’un partenariat avec la HAS. La certification est fondée sur le respect des huit principes du HONcode. Elle traduit l’engagement de l’éditeur du site à respecter des principes de transparence et à diffuser de l’information de santé répondant à des critères de qualité. Elle ne garantit pas le contenu du site.
A ce jour (novembre 2009), 824 sites français sont certifiés, ce qui constitue un record mondial.
Pour plus de détail, vous pouvez par exemple consulter http://www.hon.ch/HONcode/Search/HAS/index_f.html.
Quelles que soient les bonnes pratiques des uns et des autres, il faut se souvenir que l’acte de soins se passe toujours entre un professionnel de santé et son patient. C’est pourquoi, si on se renseigne sur internet, on ne se soigne pas par internet !
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