Questions fréquentes

1. Mon enfant manifeste des troubles de lecture / écriture. Est-il dyslexique ?

Seul un bilan orthophonique prescrit par un médecin scolaire ou un médecin généraliste pourra le déterminer. Ces bilans ont beaucoup progressé et peuvent conforter le dépistage des parents et des enseignants. Dans une première étape et afin de mieux comprendre l’étiologie (i.e. l’origine) du syndrome, vous pouvez par exemple consulter le site de la Fédération Nationale des Orthophonistes et télécharger le livret d’information sur la dyslexie conçu par des Orthophonistes pour les parents.

http://www.orthophonistes.fr/

Il existe quantité d’autres sites et de ressources disponibles sur le Web, ces informations disponibles ne vous dispensant pas de consulter un professionnel de santé.

Il faut rappeler que Prodys ne réalise pas de bilans orthophoniques. Les enfants et adultes qui consultent sont réputés avoir été diagnostiqués « dys ». Certains sont en traitement orthophonique depuis de nombreuses années et stagnent. D’autres ont arrêté toute prise en charge faute de résultats. Nous intervenons donc souvent dans une deuxième étape.

2. Mon fils (ma fille) a XX ans, et souffre de tel ou tel symptôme de dyslexie à l'école : la méthode est-elle adpatée à son cas ?

Aucun thérapeute ne peut répondre à cette question sans avoir émis un diagnostic en présence de l’enfant. C’est précisément le but de la 1ère séance : à l’issue des consultations de spécialistes, le diagnostic de S.D.P. sera confirmé ou non. Nous pourrons alors seulement vous indiquer si votre enfant est susceptible de profiter du traitement. Nous ne souhaitons surtout pas vous engager dans un protocole de 3 ans sans réelle chance de succès, ce qui achèverait de ruiner la confiance des enfants en eux.

3. Quels sont les taux de réussite ?

La médecine n'est pas une science exacte, aussi il est toujours délicat de parler de pourcentages de succès ou d'échecs. Néanmoins, nos premières études cliniques conduites sur une période de 4 mois montrent que :

- La vitesse de lecture est améliorée en moyenne de 35%, avec des extrêmes allant de -35% à +230%. En moyenne, la vitesse de lecture augmente de 24 mots lus correctement par minute entre la première et la troisième consultation à 6 mois.

- Les résultats sur les symptômes physiques des troubles proprioceptifs (douleurs, céphalées...) sont également notables rapidement et diminuent de 67% dans 50% des cas.

- Enfin, l'impact du traitement sur les troubles cognitifs relevant du fonctionnement du cerveau (concentration, mémorisation...) est également notable puisque la moitié des patients observés augmentent leur score de 36%.

Une deuxième étude observationnelle portant sur une cohorte de 600 patients suivis à un an est en cours de dépouillement et sera disponible en juin 2009. Les premiers résultats sont encore plus probants que lors de la première étude 2007, le rétablissement de la proprioception produisant ses effets sur les capacités cognitives des patients.

Il convient de noter que le traitement proprioceptif ne dégrade jamais une situation antérieure. Concernant les échecs, les premières études tendent à montrer que le manque d'assiduité dans les exercices posturaux est une cause d'échec importante.

4. Comment se déroule la 1ère séance ?

La 1ère séance détermine si le protocole est adapté ou non à l’enfant (cf. question 2). Elle comporte quatre bilans faits par un ophtalmologiste, un médecin à compétence pédiatrique, un orthoptiste, et un podoposturiste. Elle se déroule sur une matinée ou un après-midi.

5. Quels sont les praticiens, comment interviennent-ils ?

Les différents praticiens interviennent de la manière suivante :

  • Rôle du médecin généraliste : Il ne doit y avoir aucun doute sur la cause de la dyslexie. Un enfant dyslexique est normalement intelligent. Il ne présente aucun handicap physique. Le médecin exclue toute lésion organique. La dyslexie est une dysfonction et non une maladie.
  • Rôle de l’orthoptiste : Certains troubles associés à la dyslexie intéressent la vision binoculaire. L’orthoptiste les évalue et en tient compte dans sa proposition de traitement. Elle fait donc un bilan orthoptique habituel et le complète par une étude des signes plus spécifiques retrouvés dans la dyslexie et le S.D.P.
  • Rôle du posturopodiste : Aussitôt après la pose de lunettes prismées mises en essai, il est important de coordonner la pose de semelles utiles à l’équilibre corporel, plus particulièrement au niveau de la moitié basse du corps. L’interaction des lunettes et des semelles ne peut être parfaitement étudiée que si les deux praticiens travaillent ensemble en un même lieu.
  • Rôle de l’ophtalmologiste : C’est ensuite à l’ophtalmologiste de faire la synthèse de ces données recueillies auprès des intervenants précédents en les interprétant en fonction de l’état oculaire qu’il aura évalué.
  • Travail de confrontation des praticiens : Le traitement ne sera établi qu’après une réunion plénière des praticiens qui décideront en commun des lunettes, des semelles, et des exercices de reprogrammation à faire exécuter. A la suite de cette réunion, la prescription des lunettes, la fabrication et la fourniture immédiate des semelles et l’apprentissage des exercices seront exécutés.

6. Pourquoi n’y a-t-il pas d’orthophoniste ou de psychologue dans le centre ?

Il n’y a pas d’orthophoniste, de psychomotricien, de psychothérapeute et de psychologue dans le Centre Prodys, le protocole type ne le nécessitant pas.

Nous avons réuni dans un tronc commun les compétences indispensables à la prise en charge du S.D.P. Les patients peuvent néanmoins avoir besoin de soins complémentaires et personnalisés. Nous intervenons alors en liaison avec ces spécialistes et suivons ensemble les progrès des patients. Par ailleurs, les rythmes de consultations chez Prodys (environ tous les 6 mois) et chez les orthophonistes (1 à 2 fois par semaine) sont très différents, ce qui rend difficile leur intégration dans le protocole type.

7. Dois-je continuer à voir l’orthophoniste, le psychothérapeute, le médecin traitant ?

ABSOLUMENT ! Leur travail est complémentaire au nôtre, nous ne faisons pas de rééducation phonologique. L’orthophoniste, en particulier, a un rôle majeur dans le réapprentissage de la lecture. Notre expérience nous montre que les progrès de l’enfant sont bien plus rapides quand la reprogrammation proprioceptive est engagée. Les témoignages des orthophonistes montrent des améliorations notables aux tests de leximétrie globale, de la lecture des mots réguliers et irréguliers, et aux tests de décision orthographique.

Nous prescrivons d’ailleurs régulièrement des séances de rééducation orthophonique chez des enfants ayant arrêté tout suivi depuis des années faute de résultats. La pré-étude clinique a  montré tout le bien-fondé de cette démarche en réseau.

8. A partir et jusqu'à quel âge mon enfant peut-il venir chez vous ?

En principe de 6 ans, âge de l’apprentissage de la lecture, jusqu’à 16/17 ans. Les progrès en orthographe sont en effet plus lents chez les adolescents et les adultes ayant accumulé un retard important dans leur scolarité. Nous commençons à recevoir quelques adultes parmi cette nombreuse population qui reste en souffrance…

9. J’habite la province, avez-vous des centres dans ma région ?

Pas encore, nous ne sommes ouverts que depuis deux ans ! Il y a néanmoins quelques rares ophtalmologistes formés à la proprioception qui connaissent et pratiquent ce traitement en marge de leur activité. Citons notamment le Dr. Patrick Quercia à Beaune qui fut l’un des précurseurs de la méthode en France. Prenez contact avec nous afin que nous vous indiquions qui peut vous aider dans votre région.

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