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Ce site est avant tout destiné aux nombreux parents d’enfants et adultes dyslexiques, suivis ou non en traitement orthophonique. Les personnes souffrant de troubles de la proprioception sans pour autant être atteints de syndromes « dys » trouveront également des informations utiles.

Nous n’avons pas la prétention de dresser un état des lieux exhaustif sur les troubles du langage écrit dont la dyslexie n’est qu’une des manifestations. Il existe de nombreux ouvrages qui recensent les pathologies liées à l’apprentissage de la lecture.

La recherche d’informations est ardue : les livres à vocation du grand public sont nécessairement réducteurs, tandis que les ouvrages médicaux et les rapports scientifiques sont difficiles d’accès.

Le visiteur est également bien seul face au foisonnement de sources sur Internet : une requête sur le terme « dyslexie » sur les moteurs de recherche courants renvoie plus d’un million de pages ! (Au 1er septembre 2008)

De plus, les positions des différents acteurs sont souvent divergentes selon que leur point de vue soit médical, scolaire ou social. Enfin, au sein même du corps médical, on trouve des positions contradictoires selon les professions concernées : orthophonistes, pédiatres, neurologues, médecins généralistes, médecins scolaires, ophtalmologistes, psychologues, psycho motriciens …

Si les symptômes des troubles du langage écrit sont relativement bien identifiés, il existe en revanche de multiples écoles sur leur origine et leur traitement.

Au final, les parents d’enfants dyslexiques sont trop souvent ballottés d’une structure à une autre, et comme le souligne le rapport Rousseau Giral , 2002, « le parcours d’un enfant atteint de troubles complexes du langage s’apparente souvent à un parcours du combattant ».

La synthèse des rapports officiels est d’ailleurs édifiante :

  • 1. Les troubles spécifiques du langage oral et écrit sont de nature et d'intensité très variables. Les réponses sont elles-mêmes spécifiques, au cas par cas ;
  • 2. Pour les enfants atteints des troubles complexes du langage, rien de particulier n’est prévu, dès lors qu’ils ne sont pas identifiés parmi les élèves en difficulté et que les enseignants ne sont pas en position pour les inscrire dans une problématique de prise en charge d’enfants ou d’adolescents handicapés ;
  • 3. Il existe un foisonnement d’initiatives initiées par le milieu associatif ou par des personnes et des personnalités intéressées et déterminées. La générosité et le militantisme sont de mise, à défaut de l'institutionnalisation de projets. Chaque action ou expérience connue est originale, spécifique et souvent empirique dans son contenu et dans sa mise en oeuvre. "L'état de la science" ne permettant actuellement pas de préconiser un modèle de prise en charge, l'ajustement des pratiques s'effectue souvent par tâtonnement.
  • 4. Le secteur libéral accueille la plupart des enfants souffrant de troubles complexes du langage ;
  • 5. Peu de médecins libéraux connaissent bien ces troubles ;
  • 6. Les bilans de langage et les bilans orthophoniques sont longs à administrer et sont cotés sur la base de consultations ordinaires, ce qui n’est guère intéressant financièrement pour les professionnels en libéral ;
  • 7. Jusqu'alors, la dyslexie était considérée comme le domaine que se réservaient les orthophonistes ; ces derniers sont à présent insuffisamment formés à traiter l’ensemble des troubles complexes du langage.
  • 8. Il n’existe aucune offre de soins en libéral regroupant dans un même lieu tous les professionnels susceptibles d’intervenir dans le dépistage, le traitement, et le suivi des différentes formes de dyslexie.

Pourtant, les troubles d’apprentissage dans leur ensemble constituent un grave problème de santé publique. Les différentes études conduites par le Ministère de la Santé et le Ministère de l’Éducation Nationale s’accordent sur des estimations de 4% à 6% d’une classe d’âge, soit 500 000 enfants de moins de 16 ans présentant des symptômes plus ou moins aigus de dyslexie. Le nombre d’adultes s’étant plus ou moins accommodé de ce handicap avec le temps est de plusieurs millions.

Pour toutes ces raisons, notre propos est plus restreint.

Nous essaierons de donner quelques notions élémentaires sur la dyslexie, puis sur le Syndrome de Déficience Posturale ou Proprioceptive (S.D.P.). Nous aborderons ensuite les relations entre les deux thèmes et les résultats particulièrement encourageants obtenus dans le soin de la dyslexie et des autres syndromes « dys ».

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